L'essentiel
  • Les positions de la gauche française sur le Sahara occidental oscillent entre affichage décolonial et silences calculés selon les échéances.
  • L'analyse confronte les déclarations aux votes effectifs, notamment au Parlement européen, où les actes divergent parfois du discours.
  • L'enjeu est la cohérence juridique : invoquer le droit des peuples suppose de l'appliquer au Sahara comme ailleurs.

Le 30 juillet 2024, Emmanuel Macron adresse une lettre au roi Mohammed VI pour les 25 ans de son règne. En quelques lignes, il bascule la position historique de la France : le Sahara Occidental ne sera plus traité comme un territoire disputé, mais comme une province marocaine en attente de formalisation. La réaction de la gauche française est immédiate — et révélatrice. PCF, PS, Verts condamnent. LFI se tait pendant six mois. Et tous, sans exception, ont depuis rangé le dossier. Analyse des positions, des silences et des contradictions.

I.

Le tournant du 30 juillet 2024 : ce que Macron a réellement dit

La lettre de Macron à Mohammed VI n'est pas une reconnaissance de souveraineté au sens strict du droit international. Elle est quelque chose de plus insidieux : une déclaration politique unilatérale affirmant que le plan d'autonomie marocain de 2007 constitue « désormais la seule base » pour une solution. Ce faisant, la France — membre permanent du Conseil de sécurité — exclut de facto l'option référendaire exigée par l'ONU depuis 1991.

Le contexte immédiat ne doit pas être occulté. Macron sort affaibli des législatives de juin 2024. Le Nouveau Front Populaire est la première force à l'Assemblée. La décision est prise sans gouvernement, sans majorité, sans débat parlementaire — fait que les Verts soulèveront immédiatement. C'est également, comme le note le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné, un geste qui engage des contreparties économiques : les entreprises françaises seront « opérateurs prioritaires » dans le développement du Sahara Occidental occupé.

La France choisit les phosphates et les contrats contre le droit international. La gauche française condamne. Puis se tait.

II.

PCF : la seule gauche cohérente — sur le Sahara uniquement

Le PCF est le seul parti de gauche française à maintenir une position structurellement cohérente sur le Sahara Occidental. La réaction à la lettre Macron est immédiate : Fabien Roussel accuse le président de « trahir la position historique et équilibrée de la France » et alerte sur une « grave crise diplomatique ». Ce n'est pas une posture circonstancielle.

En novembre 2025, pour le 50e anniversaire de la Marche Verte, le PCF réaffirme « son soutien plein et entier au Front Polisario » et exige l'organisation d'un référendum sous égide onusienne. La même semaine, des fédérations locales du PCF participent à des marches pour la libération des prisonniers politiques sahraouis. Des élus communistes portent la question dans des assemblées territoriales.

La cohérence est réelle. Elle a cependant une limite : le PCF porte simultanément des positions pro-Palestine fortes, reconnaît l'occupation de Gaza comme crime de guerre, mais ne fait jamais le parallèle explicite entre les deux occupations dans ses communications officielles. Comme si la pédagogie comparée risquait de heurter quelqu'un.

III.

LFI : ce n'était pas un silence — c'était une position

Qualifier la posture de LFI sur le Sahara Occidental de « silence » serait inexact. Ce serait même indulgent. Le dossier révèle quelque chose de plus structurel : un engagement personnel du chef de parti en faveur de la thèse marocaine, dissimulé derrière un flou rhétorique soigneusement entretenu, et démenti par lui-même lorsque le contexte politique l'a exigé.

Pour comprendre la position de LFI, il faut commencer par la biographie. Jean-Luc Mélenchon est né à Tanger en 1951, où il a passé les onze premières années de sa vie. Il en parle comme d'une « blessure » — le départ du Maroc comme un exil fondateur. Cette attache affective est documentée, récurrente dans ses interviews depuis des décennies : « Le Maroc serait ma première destination si j'étais élu président », déclare-t-il en 2022. En soi, ce lien personnel ne disqualifie rien. Il devient problématique lorsqu'il infléchit une position de droit international.

Le 4 octobre 2023, en visite dans les zones sinistrées par le séisme d'Al Haouz, Mélenchon tient des propos qui sortent entièrement du cadre de la gauche anticoloniale qu'il prétend incarner. Il rend hommage à une diplomatie marocaine « très efficace », affirme que « le Maroc n'a jamais manqué à sa parole » à l'ONU — assertion factuellement inexacte, le Maroc ayant systématiquement bloqué l'organisation du référendum prévu depuis 1991 — et conclut par une invitation explicite à changer de camp :

« La prise de position des États-Unis, d'Israël et de l'Espagne a modifié la perception mondiale de cette question. Je souhaite que mon pays le comprenne et qu'on évite d'en faire un sujet de querelle avec les Marocains. »
— Jean-Luc Mélenchon, Amizmiz (Maroc), 4 octobre 2023

L'argument est remarquable à plusieurs titres — et il faut en mesurer la portée exacte. Les « paramètres nouveaux » que Mélenchon cite comme boussole sont précisément les reconnaissances américaine et israélienne de la marocanité du Sahara. Or ces reconnaissances ont une origine documentée : elles sont la contrepartie directe des accords d'Abraham de décembre 2020. En échange de la normalisation diplomatique Maroc-Israël, Washington a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental — un territoire occupé — et Tel Aviv a suivi. Ce n'est pas une évolution du droit international. C'est un accord de troc géopolitique entre une monarchie et un État occupant, validé par une administration Trump.

Mélenchon ne prononce pas le nom des accords d'Abraham. Mais en citant Israël et les États-Unis comme référence de légitimité sur le Sahara, il en valide implicitement la logique : les droits des peuples se négocient contre des reconnaissances diplomatiques, et le résultat de cette négociation s'impose aux tiers. C'est le même Mélenchon qui dénonce par ailleurs les accords d'Abraham comme une trahison de la cause palestinienne. L'incohérence est structurelle, pas accidentelle. Et elle est relevée par l'AARASD — Association des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique — dans un communiqué cinglant, qui y voit une « contradiction spectaculaire avec la position de la gauche française en faveur de toutes les luttes anticoloniales ».

Ce qui rend cette incohérence encore plus difficilement défendable, c'est ce que la gauche française choisit collectivement de ne pas voir : le rôle d'Israël dans la colonisation du Sahara Occidental ne commence pas avec les accords d'Abraham. Il remonte aux années 1960. La coopération militaro-sécuritaire entre Tel Aviv et Rabat est documentée comme secrète depuis le règne de Hassan II — le Mossad a notamment joué un rôle dans la localisation de Mehdi Ben Barka à Paris en 1965, à la demande des services marocains. Israël a ensuite aidé le Maroc à convaincre Washington de lui fournir une assistance militaire. Pendant des décennies, Mohammed VI a sollicité l'appui israélien pour obtenir l'acceptation américaine de l'annexion du Sahara Occidental.

Les accords d'Abraham de décembre 2020 ont officialisé et amplifié une relation déjà structurelle. Leur mécanique est limpide : en échange de la normalisation diplomatique Maroc-Israël, Washington reconnaît la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental — un territoire occupé, inscrit sur la liste ONU des territoires à décoloniser. C'est un troc d'occupation contre reconnaissance, validé par une administration Trump et accepté par Tel Aviv. Depuis, la coopération militaire israélo-marocaine s'est déployée directement sur le territoire sahraoui : en 2020, le Maroc acquiert trois drones israéliens Heron de l'IAI pour 48 millions de dollars, explicitement destinés à la surveillance le long du berm du Sahara Occidental. En 2025, une usine de drones israéliens BlueBird est inaugurée à Benslimane, avec des essais conduits à Smara — en territoire sahraoui occupé. Selon le rapport 2025 du Bureau sahraoui de coordination de l'action contre les mines (SMACO), ces drones ont été impliqués dans 123 attaques causant la mort de plus de 160 personnes. Le politologue Aziz Chahir résume la dynamique sans détour : « le régime de Mohammed VI a cédé à la détermination d'Israël d'avoir une position militaire stratégique au Sahara Occidental et en Afrique du Nord. »

Face à cette réalité documentée — Israël co-occupant du Sahara, armant la puissance coloniale, testant ses drones sur des civils sahraouis — la gauche française adopte une posture de dissociation radicale. Sur Gaza : dénonciation des livraisons d'armes à Israël, exigence de sanctions, vote de résolutions. Sur le Sahara : silence sur le rôle d'Israël, silence sur les drones israéliens utilisés contre les Sahraouis, silence sur la mécanique des accords d'Abraham. Deux peuples occupés. Deux armes israéliennes. Deux gauches différentes. Cette dissociation n'est pas une erreur de cohérence. C'est un choix politique, renouvelé à chaque occasion de ne pas en parler.

Ces déclarations ne sont pas une improvisation de terrain. Elles s'inscrivent dans une ligne que le responsable relations internationales de LFI, Arnaud Le Gall, avait théorisée dès 2023 dans Mediapart : l'autodétermination n'est pas un « principe intangible et universel » mais une réalité « pleine de cas particuliers ». Traduction académiquement correcte : le droit à l'autodétermination existe — mais son application peut être suspendue selon des considérations que LFI se réserve le droit d'apprécier souverainement.

« Je n'ai pas de position abrupte et complètement tranchée sur la question du Sahara. Ce n'est pas à nous de l'avoir, c'est au gouvernement en situation. »
— Arnaud Le Gall, LFI, Mediapart, 2023

La lettre Macron du 30 juillet 2024 — qui reprend mot pour mot la logique des « paramètres nouveaux » de Mélenchon — est accueillie par LFI dans un silence officiel de plusieurs mois. PCF, PS et Verts condamnent dans les 24 heures. Le seul insoumis à réagir rapidement est le député Hadrien Clouet, qui soulève le problème procédural — l'absence de débat parlementaire — sans condamner le fond. L'organisation se tait. Son chef aussi.

Ce n'est qu'en juillet 2025, douze mois après la lettre Macron, et après la visite controversée du député Sébastien Delogu à Alger qui avait relancé le débat interne, que Mélenchon publie un tweet : « La position du mouvement insoumis et la mienne est la suivante depuis TOUJOURS : celle de l'ONU, ni plus, ni moins. » La majuscule sur « TOUJOURS » est une assertion dont les archives d'octobre 2023 constituent le plus éloquent des démentis. Ce recadrage tardif, motivé par la gestion d'une crise interne algéro-marocaine, est moins une conversion qu'une retraite tactique.

La chronologie est, en définitive, sans ambiguïté : Mélenchon plaide pour la thèse marocaine en octobre 2023. Macron formalise une position quasi-identique en juillet 2024. LFI se tait. Puis Mélenchon se réclame « depuis TOUJOURS » de la position onusienne — celle-là même qu'il avait qualifiée de dépassée neuf mois plus tôt. Le silence de LFI après la lettre Macron n'était pas une hésitation. C'était la cohérence logique d'une ligne déjà tracée.

Note · La contradiction Mélenchon : Israël, le Maroc et le Sahara

Une contradiction mérite d'être posée avec précision, car elle est analytiquement irréductible. Mélenchon est l'une des voix les plus constantes de la gauche française contre Israël : livraisons d'armes dénoncées, complicité dans les opérations militaires à Gaza affirmée, sanctions réclamées. Cette ligne est documentée et cohérente sur la question palestinienne. Elle entre cependant en collision frontale avec un fait que Mélenchon n'a jamais mentionné : Israël est le principal fournisseur militaire du Maroc pour l'occupation du Sahara Occidental. Ce sont des drones israéliens — Heron de l'IAI, puis SpyX de BlueBird — qui surveillent le berm sahraoui et ont été impliqués dans des attaques contre des civils. C'est une usine israélienne inaugurée en 2025 à Benslimane qui teste ses munitions sur territoire sahraoui occupé. C'est la reconnaissance de la marocanité du Sahara par Israël qui est l'une des contreparties directes de la normalisation de 2020.

Autrement dit : le Maroc que Mélenchon a soutenu sur la question sahraouie en octobre 2023, dont il a salué la diplomatie « très efficace », est précisément l'allié stratégique de l'État qu'il dénonce comme responsable de crimes de guerre à Gaza. Soutenir la thèse marocaine sur le Sahara tout en condamnant Israël sur la Palestine, c'est dissocier deux conflits que les faits militaires et diplomatiques connectent structurellement. Ce n'est pas une distraction : c'est condamner l'arme en Cisjordanie et absoudre le même fournisseur d'armes au Sahara.

Cette dissociation ne peut s'expliquer par l'ignorance des faits — la coopération militaire israélo-marocaine est publique, documentée par Haaretz, le Washington Institute et des sources gouvernementales des deux pays. Elle s'explique par la même contrainte électorale qui commande le silence sur le Sahara : une base électorale d'origine marocaine pour laquelle la question du Sahara est un impensé patriotique, et à laquelle Mélenchon ne peut pas simultanément demander de se mobiliser contre Israël à Gaza et accepter que ce même Israël arme l'occupation marocaine du Sahara. La cohérence coûterait trop cher. Elle est donc suspendue.

IV.

PS : la dette structurelle envers Rabat

Le PS condamne rapidement la lettre Macron — et cette condamnation est sincère sur la forme. Mais elle ne change rien à la réalité d'un parti dont les relations organiques avec le Maroc remontent à plusieurs décennies.

L'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) marocaine est le parti frère du PS au sein de l'Internationale Socialiste. Jack Lang, longtemps directeur de l'Institut du Monde Arabe — institution dont le financement marocain est documenté — incarne cette proximité. Laurent Fabius, Lionel Jospin, les grandes figures du PS ont toutes entretenu des relations personnelles et professionnelles avec Rabat.

Le bilan du PS au pouvoir (2012-2017) est sans ambiguïté : zéro mouvement sur la question sahraouie. Hollande maintient exactement la même ligne que Sarkozy — soutien au plan d'autonomie, refus du référendum, verrouillage de la position française au Conseil de sécurité. La rhétorique change. La politique ne change pas.

La contradiction avec les positions palestiniennes du PS est saisissante. Le parti « réaffirme que les ventes d'armes doivent être proscrites » à Israël, salue la reconnaissance de l'État palestinien par la France en septembre 2025 comme « une décision historique ». Sur le Sahara Occidental — territoire inscrit sur la liste des territoires à décoloniser de l'ONU depuis 1963, dont l'absence de souveraineté marocaine a été confirmée par la CIJ en 1975 et par la CJUE en 2024 — le PS ne formule aucune exigence équivalente envers Paris.

Note · Faure et l'évolution du PS : une rupture partielle

Un point mérite d'être précisé sur la méthode. Olivier Faure ne s'est pas exprimé en son nom propre sur le Sahara Occidental. Mais en tant que premier secrétaire du PS depuis 2018, tout communiqué officiel du parti passe nécessairement par sa validation. La condamnation de la lettre Macron publiée par le PS en juillet 2024, les résolutions sur l'autodétermination sahraouie, les prises de position du groupe parlementaire — Faure en est le garant institutionnel, qu'il les signe ou non nominalement. Le silence personnel vaut engagement politique.

Sur le fond, l'évolution du PS sous Faure est réelle et mérite d'être créditée. Par rapport à l'ère Hollande — où le PS au pouvoir maintenait la même ligne que la droite sur le Sahara, sans débat, sans pression — le parti a franchi un seuil : condamnation immédiate de la lettre Macron, soutien explicite à l'autodétermination dans ses communiqués, absence de toute concession rhétorique à Rabat. C'est une différence de degré significative avec le PS gouvernemental des années 2012-2017.

La limite reste cependant structurelle. Cette évolution est défensive — elle réagit à Macron, elle ne précède rien. Le PS ne formule aucune exigence proactive : pas de demande de débat parlementaire sur la lettre Macron, pas de résolution à l'Assemblée, pas d'engagement sur la MINURSO. Et Faure lui-même préserve son silence personnel sur un dossier où sa proximité avec des courants très liés à Rabat — notamment l'aile Glucksmann-Bouamrane, qui constitue la moitié de son parti — lui interdit toute prise de position franche. Réélu de justesse à 50,9% en juin 2025, il gère une coalition interne dont le Maroc est l'un des points de fracture. L'évolution est réelle. L'engagement, lui, reste conditionnel.

V.

Le double standard comme système

Critère Palestine / Gaza Sahara Occidental
Territoire à décoloniser ONU Non (statut différent) Oui — depuis 1963
CIJ : pas de souveraineté de la puissance occupante Avis consultatif 2004 Avis 1975 — explicite
CJUE : occupation illégale N/A Arrêt 4 oct. 2024
Position PCF Condamnation ferme Condamnation ferme
Position PS Condamnation, cessez-le-feu Condamnation Macron · inaction historique
Position LFI Condamnation forte 6 mois de silence · ambiguïté persistante
Position Verts Condamnation Condamnation Macron · peu de suivi

Le tableau est éloquent. Sur la Palestine, la gauche française s'est progressivement alignée sur une ligne de condamnation ferme, au prix d'efforts militants réels. Sur le Sahara Occidental, même jurisprudence internationale, même structure d'occupation, même violation du droit à l'autodétermination — le traitement est radicalement différent.

La variable d'explication n'est pas juridique. Elle est sociologique et électorale : plusieurs millions d'électeurs français d'origine marocaine constituent une base de mobilisation que les partis de gauche ne veulent pas contrarier. Sur le Sahara Occidental, contrairement à Gaza, le coût de la cohérence est perçu comme trop élevé.

VI.

La leçon du compagnon de route

L'histoire politique offre un cadre analytique utile pour comprendre cette dynamique. Dans la tradition marxiste, le « compagnon de route » désigne un acteur qui accompagne un mouvement sans en partager les fins ultimes — utile pendant la phase de conquête, neutralisé une fois le pouvoir consolidé.

Appliqué aux partis de gauche français : ils mobilisent des électeurs issus de communautés qui attendent une cohérence sur les droits des peuples occupés. Ils livrent cette cohérence sur la Palestine — visible, médiatisée, électoralement rentable. Ils la refusent sur le Sahara Occidental — invisible dans les médias mainstream, électoralement risquée.

Le résultat est une instrumentalisation symétrique. Les électeurs concernés sont traités comme des variables d'ajustement : on mobilise leur indignation pour Gaza, on neutralise leur éventuel soutien aux Sahraouis par le silence et l'ambiguïté. La cohérence juridique n'est jamais le critère. Le calcul électoral l'est toujours.

Les organisations signataires du manifeste perpignanais de soutien au peuple sahraoui — NPA, PCF 66, Écologistes, LDH, CNT, Solidaires, Survie, AFPS — l'ont compris. L'absence remarquée de LFI Perpignan et du PS 66 à cette liste dit tout ce qu'il y a à savoir sur la géographie réelle des engagements.

👍 Cet article vous a été utile ?

Votre soutien aide CASO à continuer ce travail d'analyse indépendante.